mardi 24 novembre 2009

Le « grand âge » n'est pas épargné par la précarité


Il faut savoir que pour les personnes âgées ne touchant que de faibles retraites, l'accès à la CMU complémentaire n'est pas forcément aisée, leurs revenus ne leur donnent généralement pas droit à la CMU et ils n'ont d'autre choix que de négliger leur santé. Beaucoup de personnes âgées ne bénéficient d'ailleurs que du minimum vieillesse comme seule ressource. Le troisième âge n'est pas à l'abri de la précarité qui touche les plus jeunes. Souvent isolées, elles n'ont pas toutes la possibilité d'intégrer des maisons de retraites médicalement adaptées à leur besoin qui préféreront souvent des accueillir des patients aisés. Si la matière se démocratise et que les personnes à très faibles revenus peuvent dorénavant espérer être hébergées en EHPAD notamment grace à l'APA ou à l'aide sociale, la majorité des français âgés préfèrent rester chez eux. Pour autant, l'hébergement en EHPAD n'était pas toujours adapté aux besoins des résidants, c'est pour cela que se développe aujourd'hui la volonté de créer des unités spécialisées aux malades d'Alzheimer et aux soins palliatifs. Intégrer ces unités au sein des maisons de retraite permettrait au patient âgé de passer ses derniers jours dans un environnement qu'il connaît et non pas dans une structure qui lui est étrangère et souvent inadaptée aux besoins du grand âge. Les maisons de retraite doivent pouvoir dispenser des soins de qualité et cela passe surtout par la création de véritables lieux de vie et d'accompagnement.

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