mercredi 9 décembre 2009
mercredi 25 novembre 2009
Une médecine de classe

« Chaque pays en fonction de son système de soins choisit ses morts »
Les plus instruits, les catégories professionnelles les plus qualifiées et les ménages les plus aisées bénéficient d’une meilleure santé et d’un accès aux soins plus facile tandis que les classes les plus défavorisées et ouvrières n’ont pas les mêmes facilités pour prendre leur santé en main.
Les plus instruits, les catégories professionnelles les plus qualifiées et les ménages les plus aisées bénéficient d’une meilleure santé et d’un accès aux soins plus facile tandis que les classes les plus défavorisées et ouvrières n’ont pas les mêmes facilités pour prendre leur santé en main.
Leur capital-santé ne semble pas peser le même poids dans la balance sociale.
Accès aux soins à deux vitesses

Des constats socialement déplorables se dessinent :
- Espérance de vie moins longue chez les ménages peu aisés et de classe ouvrière
- Impossibilité d'accéder à certains soins car trop onéreux tels que :
- Se faire consulter ou opérer par un ponte de la médecine (dépassement d’honoraires faramineux).
- Acquérir une paire de lunette avec verres correcteurs (taux de remboursement ridicule).
- Se faire prodiguer des soins dentaires ou se faire poser une prothèse dentaire (tarifs scandaleux pratiqués par les chirurgiens dentaires et taux de remboursement ridicule).
Une cause d’inégalité majeure : les conditions de travail

Une des causes d’inégalités sociales trop souvent mise de côté se plaçant au 1er rang se trouve être les conditions de travail (étant tenu pour responsable d’un problème de santé sur 5 et pour les ouvriers, 1 souci de santé sur 2).
Les ouvriers et salariés sont victimes d’une double peine :
- ils sont les plus exposés aux incapacités invalidantes et ils ont de faible moyen pécuniaire
- Du fait de ce manque de moyen pécuniaire, ils n’ont pas la chance de pouvoir accéder aux structures de soins les plus adéquates à leur état.
Mieux vaut vivre au Sud qu’au Nord de la France.

Lorsque l’on compare les régions du Nord et celles du Sud de la France, le constat d'une densité médicale élevée au Sud se révèle alors qu’au Nord celle-ci est quasiment toujours inférieure à la densité moyenne au niveau national (166 médecins généralistes pour 100000 habitants).
Ex : région PACA = 194 pour 100000 habitants
région Picardie = 137 pour 100000 habitants
Les populations du Nord de la France sont déjà socialement défavorisées (chômage élevé, taux d’ensoleillement annuel très faible, taux de dépressif très élevé, précarité accrue,…) et pourtant ce sont eux qui ont le moins de médecins.
Ex : région PACA = 194 pour 100000 habitants
région Picardie = 137 pour 100000 habitants
Les populations du Nord de la France sont déjà socialement défavorisées (chômage élevé, taux d’ensoleillement annuel très faible, taux de dépressif très élevé, précarité accrue,…) et pourtant ce sont eux qui ont le moins de médecins.
Une désertification problématique.

Les populations les plus vulnérables (personnes âgées, ouvriers, personnes à modeste revenu,…) résident principalement en campagne et alors qu’ils ont d’important besoins médicaux, ceux-ci sont les moins bien dotées.
Sachant que la prise en charge d’un arrêt cardiaque doit être effectuée dans les trente minutes à compter des premiers signes pathologiques et qu’en moyenne l’hôpital le plus proche d’une zone rurale se situe à environ 40 kilomètres, en l’absence de médecin à proximité, la personne a très peu de chance de s’en sortir.
Mieux vaut vivre à la ville qu'en campagne

Malgré une densité médicale actuelle n’ayant jamais été aussi élevée (166 médecins généralistes pour 100000 habitants), les milieux ruraux sont désertés par les professionnels médicaux (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes,...).
La situation ne va pas aller en s’améliorant puisque le nombre de médecins en formation insuffisant ne permettra pas de combler le manque de médecin suite aux nombreux départs en retraite qui se profilent à l’horizon.
Pourquoi les médecins fuient-ils les zones rurales ?
La situation ne va pas aller en s’améliorant puisque le nombre de médecins en formation insuffisant ne permettra pas de combler le manque de médecin suite aux nombreux départs en retraite qui se profilent à l’horizon.
Pourquoi les médecins fuient-ils les zones rurales ?
- Elles occasionneraient trop de contraintes (hôpitaux trop éloignés, prise en charge d’urgence trop fréquente, contraint d’être plus sur les routes qu’au cabinet…).
- Elles seraient synonymes d’importantes charges de travail, d’une permanence des soins.
- Elle seraient peu attractives : sentiment de solitude, pas autant de loisirs qu’en ville, difficultés d’y entraîner son conjoint.
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